Les danses Guèlèdè
Tous les Guèlèdè ne dansent pas pendant le déroulement des cérémonies. L'Iyanla par exemple, représentant une “grande mère” comme son nom l'indique en traduction yoruba, ne danse pas vu son image de vieille sage détentrice de pouvoirs magiques. Tout comme l'Iyanla, certains Guèlèdè, ne dansant pas au cours des manifestations, n'apparaissent que pour saluer les fétiches et, éventuellement, les invités de marque avant de disparaître à nouveau.

La danse exécutée par les Guèlèdè qui en ont le devoir lors des cérémonies varie d'ardeur et de vigueur suivant le type de Guèlèdè. En effet, suivant la divinité incarnée, le danseur doit faire transparaître la nature, le tempérament de cette dernière. Ainsi, pour les plus bouillants, la danse se résume en des mouvements violents constitués de sauts, de rotations, des jeux de jambes, des mouvements du corps ponctués de courses. Le but principal de leurs mouvements est de montrer la nature agressive de la divinité ou de l'ancêtre, tout en faisant résonner les grelots fixés au niveau des chevilles et en restant dans le rythme des tambours. Cette danse énergétique étant assez éprouvante, des pauses sont régulièrement observées afin de permettre au Guèlèdè de reprendre son souffle pour reprendre de plus belles.

La danse des Guèlèdè les moins bouillants tels que le Tétèdé est plus calme et plus gracieuse, ce qui permet d'admirer tout le talent de ces danseurs. En effet, la constitution morphologique du Tétèdé ayant pour but de montrer l'embonpoint de ce dernier, les danses qu'il exécute doivent mettre en valeur ses formes généreuses.

Les danses exécutées par les Guèlèdè pendant les sorties ne portent pas un nom particulier. Il est dit du danseur qu'il danse le Guèlèdè. Si un nom doit donc être attribué à la danse des Guèlèdè, il s'agira encore du nom Guèlèdè.


Danseur Guèlèdè esquissant des pas de danse
Danseur Guèlèdè esquissant des pas de danse