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Le principal genre musical utilisé pour les chants des cérémonies Guèlèdè est l'Oriki. La musique Oriki est à la fois musique et poésie. Traditionnellement cohabitent musiciens professionnels et amateurs lors des cérémonies Guèlèdè. Pendant ces cérémonies, on assiste et on participe à de véritable concert chanté. Grâce au genre musical Oriki, chaque société, chaque famille possède sa propre musique élaborée, grâce à laquelle est préservée la mémoire collective à travers les prières, les louanges, les récitations de généalogies et de hauts faits. Seuls les étrangers et les esclaves n'ont pas d'Oriki chanté.
Le maître des tambours est à la fois compositeur, poète et historien, dépositaire de connaissances religieuses, chargé d'orchestrer les tambours, de coordonner chants et danses. Le “grand maître” est généralement issu de la “grande famille des tambourinaires”, la famille des Ayan. Un seul des enfants deviendra “grand maître” à la mort du père. L'enfant élu porte des amulettes pour se protéger de la jalousie de ses rivaux. Le garçon commence dès son plus jeune âge l'apprentissage des différentes sortes de tambours ainsi que leurs diverses gammes de tons.
Il existe plusieurs types d'orchestres, selon le nombre et la variété des tambours. Tous servent à accompagner les chants dans la délivrance de messages des vivants aux divinités et aux ancêtres défunts. Les tamburs diffèrent les uns des autres par la forme, la taille et le nombre de membrane. Les tambours utilisés dans les sociétés de pratique de masques Guèlèdè sont ornés de sculptures représentant des animaux (serpents, oiseaux etc) un peu à la manière de la partie en bois sculpté du masque des danseurs. Les tambours de l'orchestre bata, associé au dieu Shango, et auquel il est fait appel pour les cérémonies Guèlèdè dédiées au dieu Shango, comportent deux membranes. Si le dieu Shango est honoré par l'orchestre bata, le dieu Ogu l'est par le tambour iya-ilu, “mère des tambours”. À chaque divinité correspond en effet un groupe d'instruments précis. Généralement, pour toutes les cérémonies Guèlèdè, deux grands types de tambours sexués et de grande taille sont utilisés : le tambour masculin et le tambour féminin. Le tambour féminin est un plus volumineux que le tambour masculin et produit un son plus grave. Il porte également des attributs féminin tels que des seins dans sa décoration.
Suivant l'objectif de la cérémonie Guèlèdè à organiser, de nouvelles chansons sont composées ou d'anciennes reprises et adoptées. Les chansons sont alors entonnées au cours de la cérémonie Guèlèdè par l'Iyalashè, la première responsable du culte, et ensuite reprises par les Guèlèdè, les autres membres de la société et toute l'assistance.

Tambourinaires avec leurs tambours (tambour féminin à gauche et tambour masculin à droite)
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