Les Yoruba ont développé plusieurs autres pratiques dans leur vie culturelle. L'ensemble de ces pratiques fait partie intégrante de ce qu'il est convenu d'appeler l'art nègre. Il en existe qui, comme les masques Égun et Guèlèdè ont des caractères purement spirituels ; d'autres par contre, à l'instar du Woowin et du Caléta relèvent exclusivement de la distraction. Ainsi, la vie culturelle des Yoruba d'Afrique de l'ouest est rythmée par un grand éventail de chants et danses. Les chants et les danses portent la plupart du temps le même nom. On parle ainsi aussi bien de la danse Iwé que des chants Iwé. On peut également citer, au rang des chants et danses assez répandus dans les communautés Yoruba, l'Akpala et le Bolodjo qui sont des danses festives. Les chants et danses sont souvent exécutés par les femmes, en public. Il existe néanmoins certaines danses exécutées par les hommes. C'est l'exemple du Gbon'chè, dansé par des hommes se déguisant en femmes. Dans les familles où cette danse est pratiquée, les oreilles des hommes sont percées à la manière de celles des femmes. Pour l'exécution de la danse, les hommes se vêtissent et se parent comme des femmes. Ils se mettent des boucles d'oreilles, des pagnes et des dessus de femmes et quelques fois même se maquillent.
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